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Prix International des droits de l'homme Ludovic-Trarieux 2010

Ludovic-Trarieux International Human Rights Prize 2010

Premio Internacional de Derechos Humanos Ludovic Trarieux 2010

Internationalen Ludovic-Trarieux-Menschenrechtspreis 2010

Prêmio Internacional de Direitos Humanos Ludovic Trarieux 2010

Premio Internazionale per i Diritti Umani Ludovic Trarieux 2010

Ludovic Trarieux Internationale Mensenrechtenprijs 2010



Depuis/Since/Desde/Dal 1984

 

“L’hommage des avocats à un avocat ”

“The award given by lawyers to a lawyer”

“El homenaje de abogados a un abogado ”

“L'omaggio degli avvocati ad un avvocato”

 


Le Prix Ludovic Trarieux 2010 a été remis à

Le Prix Ludovic-Trarieux Karinna MOSKALENKO (RUSSIE) **
lauréate du Prix International des droits de l'homme Ludovic-Trarieux 2010


le vendredi 8 octobre 2010
dans le cadre solennel du Chateau de Montesquieu
à La Brède

Karinna MOSKALENKO,  entourée de ( de g. à dr.) Michel DUFRANC, bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Bordeaux, qui est également maire de La Brède, Alain ROUSSET, Président du Conseil Régional d’Aquitaine et du Bâtonnier Bertrand FAVREAU, qui est le fondateur du Prix Ludovic Trarieux et le Président du jury.


 

Téléchargez gratuitement ici la Cérémonie de remise en pdf

Lire : le portrait de la lauréate 2010 dans Figaro Madame (format pdf)


C’est exceptionnellement dans le cadre prestigieux du Château de Montesquieu à La Brède qu’a eu lieu cette année la remise du Prix international des Droits de l’Homme Ludovic Trarieux 2010.

 

25 ans après Nelson Mandela emprisonné, en 1985, l’avocate russe Karinna MOSKALENKO que le jury avait élue en juin 2010, dans la salle du conseil de l’Ordre du Barreau de Bruxelles, recevait cette prestigieuse distinction qui illustre la souffrance des avocats par le monde.

 

Cérémonie émouvante au cours de laquelle les représentants des Barreaux européens se sont succédés pour rendre hommage à l’avocate qui n’avait pas hésité, devant les brimades et avanies, ou des risques plus graves encore, avait connu ses confrères qui hésitaient à défendre les droits de l’Homme à un recours systématique à l’arme pacifique qu’est le droit européen et international.

 

Les avocats défenseurs des Droits de l’Homme des grands barreaux européens avaient répondu présents  et Karinna MOSKALENKO a ainsi  reçu successivement l’hommage notamment des Barreaux grec, polonais, allemand, italien, belge, etc…

 

Le Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Bordeaux, Michel DUFRANC, qui est également maire de La Brède, s’est adressé à la lauréate en russe, précédant en cela, Christophe PETTITI, Secrétaire Général de l’Institut de Formation en Droits de l’Homme du Barreau de Paris,  Julie GOFFIN, représentant le président de l'Union Internationale des Avocats, puis le Bâtonnier Christian CHARRIERE-BOURNAZEL, Vice-Président du Conseil National des Barreaux de France. Enfin, le Bâtonnier Bertrand FAVREAU, qui est le fondateur du Prix Ludovic Trarieux et le Président du jury, évoquait les périls graves qu’avait traversés Karinna MOSKALENKO, avant que le prix ne lui soit remis par Monsieur Alain ROUSSET, Président du Conseil Régional d’Aquitaine.


8 octobre 2010 : Karinna Moskalenko dans la bibliothèque de Montesquieu au Chateau de La Brède après avoir reçu le Prix International des Droits de l'Homme Ludovic Trarieux 2010 "L'Hommage des avocats à un avocats".

 

Son remerciement  a fait l’objet d’une ovation debout par des nombreux avocats et personnalités présentes, Karinna MOSKALENKO a dédié son prix à tous les avocats courageux du Centre de Protection Internationale, qu'elle a  créé en 1994 et  qui se consacre notamment à la défense des détenus dans les prisons russes et aux disparitions forcées en Tchétchénie.

 

Elle a déclaré que ceux qui voulaient faire disparaître les violations des Droits de l’Homme en Russie étaient les vrais patriotes russes, et appelé à une espérance nouvelle.

 

 

Réuni le 11 juin 2010 dans la salle des délibérations du Conseil de l'Ordre du Barreau  au Palais de Justice de Bruxelles, le Jury composé de 21 avocats d'Europe, a attribué à la majorité absolue des voix, le prix international des droits de l'Homme "Ludovic Trarieux" 2010 à  Madame Karinna Moskalenko (RUSSIE).


Karinna Akopovna Moskalenko, avocate au barreau de Moscou, membre du Groupe d’Helsinkide Moscou, a créé en 1994 et dirige "le Centre de Protection Internationale" (IPC), spécialiséedans la défense de détenus dans les prisons russes et des disparitions forcées en Tchétchénie.

 

Avec le Centre de Protection Internationale, Karinna Moskalenko se livre inlassablement à un véritable travail pédagogique constituant un véritable collège d’enseignement des droits de l’homme, afin d'aider les personnes à saisir les instances internationales. Le CPÏ reçoit plus de 400 lettres par mois de prisonniers.

 

En sa qualité d'avocat, Karinna Moskalenko n’a cessé de promouvoir la mise en œuvre des moyens de protection juridictionnelle internationale pour remédier aux situations de non-droit en Russie. Elle a été l'artisan de la première condamnation de la Russie par la Cour européenne des Droits de l'Homme avec l’affaire Kalachnikov contre Russie du 15 juin 2002, puis dans les affaires Lantzov pour violation du droit à la vie et Grydin pour violation de la présomption d'innocence,  devant le Comité des Droits de l'Homme de l'ONU.

 

Elle a été l'avocate des  victimes du terrorisme du théâtre de la Doubrovka à Moscou en 2002, pendant la représentation de Nord-Ost, de de Beslan en  2004 ainsi que des victimes de la catastrophe de Tchernobyl, de la famille d'Anna Politkovskaïa, journaliste russe assassinée en 2006, de l'ex-champion du monde d'échecs et opposant russe Garry Kasparov, ou encore de Mikhaïl Khodorkovski, fondateur de la compagnie pétrolière Ioukos.

 

Karinna Moskalenko illustre les difficultés des avocats des droits de l'homme en Russie qui essayent de travailler dans la légalité. Elle-même a plusieurs fois fait face à des tentatives de radiation du barreau parce qu'elle s'efforce de défendre les droits de l’Homme en Russie. En octobre 2005, elle a été menacée d’être privée de sa licence d'avocat pour sa participation à la défense de Mikhaïl Khodorkovski. Le 4 février 2007, elle a été arrêtée à l’aéroport de Moscou alors qu’elle se rendait en Sibérie pour assister son client

 

Le 18 avril 2007, le Procureur général de la Fédération de Russie avait initié une procédure afin de la priver de son statut d’avocat pour cause de non respect de l’éthique professionnelle et d’obstruction à l’enquête concernant l’affaire de Mikhaïl Khodorkovski. Le 22 juin 2007, le Conseil de l'Ordre des Avocats de Moscou a rejeté la demande du Parquet général de la Fédération de Russie de radiation du tableau des avocats de Karinna Moskalenko. Le Président de l'Ordre des Avocats, Genry Reznik a affirmé que la décision du Conseil était définitive et ne pouvait pas faire l'objet d'un appel.

 

Quand Karinna Moskalenko a revu la journaliste d'opposition Zoïa Svetova pour une conférence de presse, à Paris, celle-ci lui a lancé: «Tiens, t'es toujours en vie?». En octobre 2008 Karinna Moskalenko et plusieurs autres membres de sa famille, y compris ses enfants, ont commencé à éprouver des malaises : maux de tête incessants, vertiges, nausées. L'époux de Karinna Moskalenko a alors inspecté leur véhicule et a découvert, sous les sièges avant, une substance ressemblant à du mercure. La famille Moskalenko a alors prévenu la police, qui a emporté les échantillons pour analyse et ouvert une enquête.
 

Interrogée en mars 2010, sur la question de savoir si elle se sent en danger, Karinna Moskalenko a déclaré : « Après la mort d’Anna Politkovskaïa, je pensais que personne n’était en sécurité en Russie. Après celle de Litvenenko, je pensais que personne n’était en sécurité à Londres. Même la notoriété n’est plus une protection. Mais comme je l’ai dit à mon mari, je mène une activité professionnelle et je ne peux pas penser au danger. »

 

**Award not yet accepted.

According to the regulations of the award, the Prize is regarded as definitively awarded only if the member elected or a member of his family accepts it and comes to receive it at the time of a ceremony from handing-over which is held this year in October.

 

 

 

Créé en 1984, le « Prix International des Droits de l'Homme – Ludovic-Trarieux » est décerné à « un avocat sans distinction de nationalité ou de barreau, qui aura illustré par son œuvre, son activité ou ses souffrances, la défense du respect des droits de l'Homme, des droits de la défense, la suprématie du droit, la lutte contre les racismes et l'intolérance sous toutes leurs formes ».

 

Il est la plus ancienne et la plus prestigieuse des récompenses réservées à un avocat puisque son origine remonte au message de Ludovic Trarieux (1840-1904), fondateur, en 1898, au moment de l'Affaire Dreyfus, de la « Ligue des Droits de l'Homme et du Citoyen » : « Ce n'était pas seulement d'ailleurs la cause isolée d'un homme qui était à défendre, c'était, derrière cette cause, le droit, la justice, l'humanité ».

 

Un an après sa création, le Premier Prix a été attribué le 27 mars 1985 à Nelson Mandela alors emprisonné depuis 23 ans en Afrique du Sud. Il a été remis officiellement à sa fille, le 27 avril 1985, en présence de quarante bâtonniers venus d’Europe et d’Afrique. C’était alors le premier prix qui lui était décerné en France et le premier dans le monde par des confrères avocats. Cinq ans plus tard, le 11 février 1990, Nelson Mandela était libéré. A partir de cette date, le prix a été de nouveau attribué.

 

Depuis 2003, le prix est devenu l’Hommage désormais annuel des avocats à un avocat du monde. Il est décerné conjointement par l’Institut des Droits de l’Homme du Barreau de Bordeaux, l’Institut de Formation en Droits de l’Homme du Barreau de Paris, l’Institut des Droits de l’Homme du Barreau de Bruxelles, l'Unione forense per la tutela dei diritti dell'uomo (Rome) et l’Institut des Droits de l’Homme des Avocats Européens (IDHAE)), dont sont membres de grands barreaux européens investis dans les droits de l'homme au nombre desquels la Rechtsanwaltskammer de Berlin, le barreau de Luxembourg ou le Conseil National des barreaux de Pologne (Varsovie) et l'Union Internationale des Avocats (UIA) Il est remis aux lauréats alternativement dans une des villes où chacun des instituts exerce son activité.

 

LAUREATS DEPUIS

1984

 

1985:   Nelson MANDELA (Afrique du Sud)

1992:   Augusto ZÚÑIGA PAZ (Pérou)

1994:   Jadranka CIGELJ (Bosnie-Herzégovine)

1996 Najib HOSNI (Tunisie) et Dalila MEZIANE (Algérie)

1998 : ZHOU Guoqiang (Chine)

2000 : Esber YAGMURDERELI (Turquie)

2002 : Mehrangiz KAR (Iran)

2003 : Digna OCHOA et Bárbara ZAMORA (Mexique).

2004 : Akhtam NAISSE (Syrie)

2005 : Henri BURIN DES ROZIERS (Brésil)

2006: Parvez IMROZ (Inde)

2007 : René GÓMEZ MANZANO (Cuba)

2008 : U AYE MYINT (Birmanie)

2009 : Beatrice MTETWA (Zimbabwe)

 

 

 



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